Parent'zen

  • Prendre chaque jour quelques minutes pour écouter son enfants… sans l’interrompre : un petit geste qui change tout.

Dans nos journées souvent bien remplies entre travail, repas, devoirs, lessives et mille autres choses il n’est pas  toujours simple de trouver le moment parfait pour discuter tranquillement avec son enfant. Et pourtant, quelques minutes d’écoute véritable, chaque jour, peuvent transformer la relation que nous construisons avec lui. 

 

 

Écouter, ce n’est pas « juste » entendre 

Écouter son enfant, ce n’est pas seulement rester silencieux pendant qu’il parle. C’est lui offrir un espace de confiance où  il sent qu’il peut se déposer, dire ce qu’il pense , exprimer ce qu’il ressent sans craindre d’être coupé, corrigé ou jugé. C’est lui transmettre un message simple mais puissant « Ce que tu dis compte pour moi » Même quand il raconte pour la centième fois la même histoire de récréation, ou qu’il se lance dans une explication interminable sur son jeu préféré l’attention qu’on lui accorde nourrit sa sécurité intérieure.

Quelques minutes suffisent 

Il ne s’agit pas d’organiser une grande séance de parole chaque soir,mais plutôt de saisir de petits moments « sur le chemin de l’école » ,« pendant le repas » ,« avant le coucher » ,ou « même en rangeant ». Cinq minutes d’écoute pleine peuvent parfois avoir plus d’effet qu’une longue conversation distraite. L’enfant perçoit la différence  : il sent quand notre regard, notre corps, notre esprit sont vraiment présents.

Sans interrompre : un vrai défi !

Ne pas interrompre son enfant, ce n’est pas toujours évident. Parfois, on a envie de répondre, de corriger d’expliquer, de rassurer tout de suite…C’est un réflexe d’adulte bienveillant ! Mais di l’on résiste à l’envie de parler trop vite, on lui montre autre chose :qu’il peut aller au bout de sa pensée, qu’il sait trouver ses mots, et que son point de vue a de la valeur . Cela développe non seulement sa confiance en lui, mais aussi sa capacité à écouter, à son tour.

Des bénéfices partagés 

Quand on prend le temps d’écouter on découvre souvent des trésors une réflexion touchante, une inquiétude cachée, ou un éclat d’imagination qu’on n’aurait pas vu  autrement. Et puis, soyons honnêtes : ces moments font aussi du bien aux parents. ils ralentissent le rythme, réchauffent le cœur, et rappellent l’essentiel : derrière les devoirs et la logistique, il y a une relation  à cultiver, jour après jour .

En résumé 

Prendre chaque jour quelques minutes pour écouter son enfants sans l’interrompre, c’est :

-renforcer la confiance mutuelle,

-nourrir le lien effectif,

-encourager l’expression et l’autonomie, 

-offrir à chacun un vrai moment de présence.

Alors ce soir, pourquoi ne pas tenter ? 

Fermer les écrans, poser le téléphone, s’asseoir à coté de lui  et dire « Je t’écoute. »

Ce petit geste, répété jour après jour, construit de grandes choses.

  • Accueillir les émotions de son enfant sans jugement favorise son équilibre émotionnel

Les enfants vivent leurs émotions avec intensité. La joie débordé, la tristesse submerge. Et parfois, pour un adulte c’est vagues peuvent sembler disproportionnées. Pourtant, c’est  à travers ces tempêtes émotionnelles que l’enfant apprend à se connaître, à nommer ce qu’il ressent et à s’apaiser. Notre rôle n’est pas de faire taire ses émotions, mais de les accueillir avec bienveillance, même quand elles nous déroutent. Les émotions ne sont pas un problème à résoudre. Devant un enfant en colère ou en pleurs, le premier réflexe est souvent de vouloir « calmer », « raisonner » ou « détourner ». On dit : « Ce n’est rien, arrête de pleurer » ou « Ce n’est pas grave, passe à autre chose « . Ces phrases partent d’une bonne intention celle de rassurer mais, sans le vouloir, elles peuvent lui faire comprendre que certaines émotions sont « mauvaises » ou « inutiles ». En réalité, toute émotion a une fonction :

-La colère dit « quelque chose ne me convient pas ».

-La peur dit « j’ai besoin d’être rassuré ».

La tristesse dit « je perds quelque chose d’important pour moi « .

Les accueillir, c’est permettre à l’enfant de reconnaître ses propres signaux intérieurs plutôt que de les fuir.  

Accueillir, c’est être présent 

Accueillir une émotion, ce n’est pas forcément la comprendre ou la résoudre, c’est être la, sans juger, sans vouloir tout de suite arranger. C’est à dire par sa présence: « Je te vois, je t’écoute , je suis avec toi « . Parfois, un simple geste, un regard ou un silence attentif suffit à apaiser. Ce qui calme vraiment un enfant, ce n’est pas l’absence d’émotion, mais le fait de ne pas être seul pour la traverser.

Nommer pour apprivoiser

Aider un enfant à nommer ce qu’il ressent, c’est lui offrir un repère. Mettre des mots sur une émotion, c’est comme allumer une petite lumière dans le noir : cela permet de mieux comprendre ce qui se passe à l’intérieur. Dire « tu es triste », « tu es en colère », « tu as peur » donne à l’enfant la permission de ressentir sans honte et l’accompagne vers plus de clarté.

Peu à peu, l’enfant apprend que ses émotions ne sont pas dangereuses : elles existent, elles passent, et il peut les traverser. En les nommant, il les apprivoise. Avec un adulte présent et attentif à ses côtés, il développe la confiance nécessaire pour exprimer ce qu’il vit plutôt que de le subir en silence

  • Parentalité: Vous n’avez pas besoin d’être un parent parfait, juste un parent présent et bienveillant

Dans le tourbillon du quotidien, entre les réveils nocturnes, les repas à préparer, les devoirs à superviser et cette fameuse charge mentale qui ne prend jamais de vacances…beaucoup de parents finissent par croire qu’ils doivent tout maîtriser.

Pourtant, un secret mériterait d’être affiché sur le frigo de chaque famille: un enfant n’a pas besoin d’un parent parafait, seulement d’un parent présent et bienveillant. 

La perfection n’est pas un objectif, c’est une illusion

Soyons honnêtes : personne ne réussit toutes ses activités.

Il nous arrive de:

  • perdre patience
  • parler trop vite
  • oublier un mot dans le cahier de liaison
  • dire « oui » à un dessin alors qu’on avait prévu de dire « non ».

Et c’est normal.

Les enfants n’attendent pas des parents impeccables, ils ont juste besoin de sentir qu’ils sont aimés, même lorsqu’on traverse une journée « pas top ».

La présence, même imparfaite, change tout 

Etre présent, ce n’est pas d’être disponible 24h/24. c’est montré qu’on est la quand ça compte:

  • un câlin après une colère
  • un regard pendant qu’ils racontent leur journée
  • un « je t’écoute » authentique
  • un rire partagé au milieu du chaos.  

Quelques instants d’attention réelle nourrissent plus le lien que des heures passées à courir partout.            

La bienveillance: un repère sécurisant

La bienveillance n’est pas synonyme de laxisme

C’est accompagner avec douleur, sans jugement humiliant, avec des limites claires mais humaines.

C’est à dire:

  • « Tu as le droit de faire des erreurs, et moi aussi »
  • « On va apprendre ensemble »
  • « Je t’aime sans conditions ».
Les parents imparfait inspirent les enfants
 A travers nos imperfections, nos excuses, nos tentatives, nos efforts…nos enfants apprennent la résilience, l’empathie et l’importance du dialogue.
Ils n’ont pas besoin d’un modèle idéal.
Ils ont besoin d’un modèle vrai.
 
A retenir
  • La perfection n’existe pas.
  • La présence crée les souvenirs.
  • La bienveillance construit la sécurité intérieure.
  • Votre manière d’aimer, même imparfaite, suffit largement.

  • Accorder du temps pour soi: un besoin essentiel pour tous les parents (et non un luxe)

Si tu es parent, tu connais cette sensation: ta journée commence sur les chapeaux de roue et se termine…aussi sur les chapeaux de roue. Entre le travail, les enfants, la maison, les obligations, on finit souvent par s’oublier. Et quand l’idée de prendre du temps pour soi apparaît, une petite voix murmure: « tu n’as pas le temps » , « ce serait égoïste » , « tu feras ça plus tard ». Mais la vérité est simple: Accorder du temps pour soi n’est pas un luxe. C’est une nécessité pour rester un parent équilibré.

Pourquoi c’est vital (et non optionnel) 

Quand on se s’accorde aucune pause, on finit par :

  • perdre patience plus vite
  • manquer de recul
  • s’épuiser mentalement
  • s’irriter pour des détails
  • se sentir submergé.

Se recharger permet de retrouver son calme, sa clarté et…sa joie.

Prendre du temps pour soi, c’est prendre soin de la famille 
Ce n’est pas se couper des autres. C’est leur offrir une version plus paisible, disponible et ancrée de nous.
Un parent reposé, c’est:
  •  un foyer plus serein
  • moins de tensions
  • plus de patience
  • plus de rire et de complicité.
On ne peut pas remplir ls besoins de tout le monde si on est soi-même à sec.

Du temps pour soi : même en mini-dose
On ne parle plus de partie en week-end spa (même si…pourquoi pas ?)
Parfois, il suffit de:

  • 10 minutes seul(e) avec un café
  • une marche rapide
  • un livre ouvert pendant que les enfants jouent
  • un épisode de série
  • une douche prise sans interruption(le rêve ultime).

Ce sont ces petites respirations qui évitent de se sentir étouffé.

Se choisir n’est pas égoïste, c’est nécessaire

Les parents s’oublient trop souvent au nom de la disponibilité. Mais s’oublier, c’est s’épuiser. Et un parent épuisé ne peut plus donner dans la douceur.

Donner du temps à son esprit et à son corps, c’est leur dire: « Je te respecte. Et c’est montrer à ses enfants un modèle important: on peut prendre soin des autres tout en prenant soin de soi.  

A retenir

  •  Le temps pour soi recharge l’énergie parentale
  • C’est un besoin, pas un caprice
  • Quelques minutes suffisent pour se sentir mieux
  • Un parent qui se préserve construit un équilibre durable pour toute la famille 

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